Rudyard Kipling est un homme, un vrai !

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                Hello gentlemen ! Aujourd’hui j’ai écrit l’explication sur les notations, les communautés de séduction et le texte de la rubrique A propos  (et la magie de la programmation fera que vous ne les verrez pas en même temps mhouahahah). Autant vous dire que mes doigts et mon clavier fatiguent à peu près autant que mon humour ou que ma concentration, qui de base ne sont déjà pas des bêtes de concours ! Mais bon, je dépense mes dernières réserves énergétiques pour vous écrire ce -très- bref article sur ce -très- beau et -très- intéressant poème (je suis -très- en répétition au niveau de l’écriture quand je suis -très- fatigué…) : « Si… » de Rudyard Kipling !

« Pourquoi ce poème et pas l’Albatros de Baudelaire ?! »

Et bien parce que même si j’aime énormément l’Albatros, il est moins adapté à la thématique du blog (Charles, désolé si tu nous entends mais il fallait écrire un magnifique poème sur un autre sujet que la condition du poète… cette fois  « tu peux pas test » Kipling !).

albatros baudelaire homme

C’est en mettant un homme et un albatros sur le même plan que l’on se rend compte de la taille du machin…

Oui, c’est bien la chose que j’adore dans ce poème c’est qu’il est sous forme d’une liste de conseils que donne un père à son fils « pour devenir un homme » et rentre donc dans la ligne éditoriale d’Elitemen (j’aime utiliser ce terme… j’ai l’impression d’écrire un article pour GQ ou LUI c’est super sympa au niveau de l’égo…).

Rappelez-vous, en 1963 Bob Dylan se posait déjà une question sur le fait d’être un homme ! Enfin « rappelez-vous »… j’avais -40 ans quoi…

« Mais toi, tu peux nous dire quoi dessus ? »

Je ne compte pas en dire trop car c’est là que réside la beauté de la poésie, chacun pourra avoir un avis légèrement différent, une interprétation personnelle ! Pour autant je vais tout de même souligner deux points qui me paraissent importants :

Rudyard Kipling (1865-1936) est un homme

Rudyard Kipling (1865-1936)… sacré sourcils d’homme quand même !

Le contexte :

Historiquement parlant, ce poème fut écrit en 1910 et il est assez fort émotionnellement parlant surtout lorsque l’on apprend le contexte :  Rudyard l’écrivit pour son fils John qui périra 5 ans plus tard à la guerre, et cet engagement dans la carrière militaire fut appuyé par Kipling alors que John fut initialement reformé pour myopie…

La visée :

On remarque aisément UN but du poème : peindre l’image parfaite de l’homme parfait à travers une suite de conseils. Pourtant il est intéressant de s’attarder sur le conditionnel de départ que Kipling impose : le fameux « Si ». Il rajoute une information primordiale au texte : la quête ! On peut se rappeler de la fameuse phrase de S. de Beauvoir : « On ne né par Homme, on le devient ». Nous sommes faillibles mais cette quête de perfection, dont les attentes sont liées à la hauteur de l’image que nous avons de l’humanité, nous rend meilleure.


Place à la poésie

Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir

Si tu peux être amant sans être fou d’amour,
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre,
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre

Si tu peux supporter d’entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d’un mot

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère,
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi

Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n’être qu’un penseur

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,

Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tous jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire
Tu seras un homme, mon fils.


 En fitness, les gens utilisent des vidéos et des photos d’hommes et de femmes avec un corps parfait pour se remotiver. En développement personnel on a notre Rudyard qui fait le taff à merveille ! Alors ce poème est à lire et relire sans hésitation 😉

A bientôt pour de nouveaux articles sur Elitemen ! N’oubliez pas de vous abonner à la newsletter pour ne rien manquer !

Votre Orphée adorée (mais pas très talentueux musicalement parlant…),

Etienne

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